Le saviez vous ?...
Histoire de bulle… Deux êtres vivants – deux chiens ou un homme et un chien – produisent l’un sur l’autre une certaine pression avec leur espace personnel, leur bulle, l’un d’eux, généralement le dominant, incitant l’autre à céder l’espace. Le phénomène inverse a lieu également, et il est possible que l’un exerce sur l’autre une sorte d’aspiration, simplement en s’éloignant, surtout s’il y a entre eux un lien social, et encore plus si ce dernier reste seul. Dans la pratique, cela devient évident. Si vous faites travailler votre chien à la laisse, ou en liberté dans un espace restreint, vous exercez sur lui par votre présence, vos mouvements et ceux de la laisse (qui est en quelque sorte une extension de votre corps) une certaine pression, par l’action de votre espace personnel. Si brusquement vous supprimez cette pression en lâchant la laisse et en reculant très vite de quelques pas , ou mieux, en lui tournant le dos et en faisant quelques pas rapides pour vous éloigner à l’opposé, vous provoquez en quelque sorte un vide entre vous et lui. Le chien sera littéralement aspiré dans votre direction, à condition que votre mouvement ait été suffisamment rapide pour qu’il n’ait pas eu le temps de compenser le déséquilibre par une perte d’impulsion.
Les jeux des chiots Le jeu est toujours un exercice préparatoire aux activités de l’adulte . Chez les chiots, le premier qui apparaît est la fuite. Poursuivant et poursuivi inversent fréquemment les rôles en courant aussi vite que faire se peut ! Les jeux de provocation et de combat apparaissent ensuite. Mais quel que soit le thème, cela se termine toujours par un retour à la mère pour une brève tétée. Puis la fatigue prend le dessus et tout le monde se couche pour une sieste commune.
Dimensions de son espace personnel La manière dont un animal structure l’espace où il vit dépend de nombreux facteurs : -Son espèce ; -Son profil comportemental (calme, nerveux, aux aguets, etc.) ; -Son vécu, particulièrement comme chiot ; -Sa morphologie ; -Son environnement (ouvert, fermé, sécurisant, dangereux, habité, etc.) ; -L’activité dans laquelle il est engagé ; -Son état émotif du moment… Cette multiplicité de paramètres explique qu’il soit impossible de faire des prévisions fiables, aussi bien pour un individu que pour un groupe. Il faut s’adapter aux circonstances, au cas par cas avec rapidité et souplesse, ce qui nécessite une certaine expérience…
Egocentrique, péricentrique ou allocentrique ? D’après Jean Piaget, les êtres vivants peuvent être : - égocentriques , c'est-à-dire tout voir à partir de soi-même, comme origine des coordonnées; c’est le stade auquel restent la plupart des animaux et, en particulier, le chien - péri-centriques , c'est-à-dire quitter ses propres repères spatiotemporels pour se voir de l’extérieur (stade où l’enfant se reconnaît dans le miroir) ; seuls sont capables de cette performance quelques grands primates, quelques mammifères marins, l’éléphant, quelques oiseaux de la famille des perroquets et des corbeaux ; - allocentriques , c'est-à-dire quitter ses repères pour adopter les repères spatiotemporels d’un autre ou des autres ; ce qui signifie pouvoir se mettre à la place de l’autre en tant que cet autre ; même pour l’être humain, c’est un exploit difficile, qui nécessite une très bonne connaissance spécifique et individuelle de l’autre. Attention, on tombe souvent dans la « fausse décentration » qui consiste à attribuer à l’autre son propre égocentrisme ( anthropomorphisme ). Cela revient, avec l’animal, à faire des projections humaines, à lui attribuer des intentions ou des capacités humaines, par exemple, penser que l’animal fait quelque chose pour vous embêter, ce qui est impossible puisqu’il est égocentré et ne peut se mettre à votre place pour savoir ce qui vous embête… En revanche il est tout à fait accessible aux signes de mauvaise humeur que vous lui manifestez. Il pourra alors établir un rapport de contigüité entre votre mauvaise humeur et ce qu’il a fait juste avant, mais sans aller jusqu’à savoir pourquoi. Notre comportement vis-à-vis du chien a toujours été fortement égocentrique : nous l’utilisons bien souvent où et quand nous le voulons, sans nous soucier de savoir si la périodicité des exercices, du repos et des repas lui convient. Il serait bon, dans nos rapports avec lui, que nous fassions preuve de plus de décentration, c’est à dire que nous pensions à nous mettre à sa place en tant que chien et non pas en tant qu’humain ayant un chien…
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Martine Bohy Pistes de reflexion, conseils et astuces pour une co-habitation agréable avec nos chiens
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